Industrie de la plasturgie : cap sur une économie circulaire et une transition bas carbone
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EN BREF
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Dans le cadre de la transition vers une économie circulaire, l’industrie de la plasturgie fait face à plusieurs défis majeurs. Actuellement, seulement 5 à 7% des plastiques utilisés proviennent du recyclage, alors que l’objectif est d’atteindre 100% d’ici 2025. Les entreprises doivent non seulement réduire leur empreinte carbone, mais aussi investir dans des infrastructures qui favorisent le recyclage. Un exemple concret est l’usine TT Plast à Lens, qui a mis en place des solutions innovantes, telles que la transformation de son éclairage et la construction d’une station d’épuration pour économiser l’eau. De plus, la mise en place d’un système de suivi en temps réel de la consommation d’énergie permet à l’entreprise d’optimiser ses ressources. Grâce à ces initiatives, la filière plasturgique, notamment dans les Hauts-de-France, entend s’imposer de manière compétitive face à l’Europe tout en préservant l’environnement.
La plasturgie, un secteur clé de l’économie moderne, fait face à des défis sans précédent à l’heure actuelle. Avec seulement 5 à 7% des plastiques utilisés qui proviennent de matériaux recyclés, l’industrie se heurte à un impératif : adopter une économie circulaire et avancer vers une transition bas carbone. Ce texte explore les enjeux et les initiatives en cours pour rendre ce secteur plus durable et compétitif, tout en répondant aux exigences environnementales croissantes.
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ToggleLes défis de l’industrie de la plasturgie
Les défis auxquels l’industrie de la plasturgie est confrontée aujourd’hui sont multiples. Le premier enjeu majeur est la nécessité de réduire son empreinte carbone dans le contexte du réchauffement climatique. L’industrialisation, bien que porteuse de nombreuses opportunités, est également responsable de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ce qui nécessite une réponse rapide et efficace de la part des acteurs du secteur.
Pour répondre à ces enjeux, les autorités françaises ont fixé un objectif ambitieux : atteindre 100% d’utilisation de plastique recyclé d’ici 2025. Cela signifie qu’il est crucial pour les entreprises de diversifier leurs sources de matériau et d’investir dans des technologies favorisant le recyclage.
Les enjeux d’une économie circulaire
La passage à une économie circulaire constitue un des piliers fondamentaux pour l’avenir de la plasturgie. Ce modèle économique vise à transformer la manière dont les ressources sont utilisées et réutilisées. Au lieu d’un cycle de production linéaire traditionnel, où les matériaux sont extraits, utilisés, puis jetés, une économie circulaire cherche à maintenir les ressources en circulation le plus longtemps possible. Cela implique de développer des méthodes de production qui permettent de réduire les déchets et d’augmenter le taux de recyclage.
Les entreprises sont de plus en plus appelées à collaborer pour créer des synergies au sein de la filière. La France abrite environ 300 entreprises dans le secteur de la plasturgie, générant plus de 14 000 emplois. Cependant, pour maintenir cette dynamique, le secteur doit progresser vers l’innovation et l’intégration de pratiques durables. Le défi est de transformer les paillettes de plastique issues du recyclage en produits finis.
Investissements et innovations nécessaires
Investir dans des technologies durables et innovantes est essentiel pour répondre aux défis de demain. Les entreprises, comme TT Plast à Lens, sont des exemples probants, ayant consacré plusieurs millions d’euros à des projets visant à diminuer leur empreinte carbone. Parmi les initiatives, on trouve le remplacement des ampoules classiques par des LED à basse consommation, une mesure simple mais efficace.
En parallèle, la consommation d’eau est un autre facteur critique. TT Plast a développé une station d’épuration interne, permettant de faire passer sa consommation d’eau annuelle de 15 millions de litres à 2 millions de litres. Cette gestion responsable des ressources est un exemple de la manière dont l’innovation peut faire une différence significative dans le secteur.
Le suivi de la consommation d’énergie
Le suivi permanent de la consommation d’énergie est une autre mesure décisive. Avec l’acquisition d’un transformateur général basse tension (TGBT), les entreprises peuvent surveiller en temps réel la consommation électrique de chaque machine. Cela permet une plus grande vigilance sur la performance énergétique et de prendre des décisions de manière éclairée concernant les investissements à effectuer pour limiter l’empreinte carbone.
Le soutien des institutions et des acteurs clés
Le soutien des institutions publiques est indispensable pour accompagner cette transition vers une économie circulaire. Des initiatives comme celles de l’Ademe jouent un rôle crucial en fournissant des ressources et des conseils aux entreprises de plasturgie. Ce type de soutien aide à la mise en place de projets innovants et à l’accès au financement nécessaire pour ces transformations.
Il est également essentiel que les acteurs du secteur prennent conscience de la nécessité d’une compétitivité améliorée par rapport à d’autres pays européens. Cela passe non seulement par des investissements, mais aussi par une collaboration entre les différents acteurs du marché pour stimuler l’innovation et l’échange de bonnes pratiques.
Perspectives d’avenir et régulations
À l’horizon 2040, de nouvelles régulations comme celle contre le gaspillage devraient avoir un impact majeur sur le secteur. Ces régulations obligent les producteurs à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie de leurs produits et à garantir leur recyclabilité.
Les initiatives en matière de recyclage et de réduction des déchets joueront un rôle clé dans l’avenir de la plasturgie. En intégrant des matériaux recyclés dans leurs gammes de produits, les entreprises peuvent non seulement répondre aux exigences réglementaires, mais aussi satisfaire une clientèle de plus en plus sensibilisée aux enjeux environnementaux.
Une chose est claire : le secteur de la plasturgie doit impérativement évoluer vers une économie circulaire pour rester en phase avec les attentes sociétales. La transition vers une industrie bas carbone nécessitera des efforts concertés, mais c’est un défi qui peut être relevé grâce à des investissements adéquats et à l’innovation. Les exemples comme celui de TT Plast attestent de la possibilité de changer les pratiques et d’intégrer une vision durable à long terme.

Témoignages sur l’Industrie de la plasturgie : cap sur une économie circulaire et une transition bas carbone
Dans un contexte où l’industrie du plastique ne recycle actuellement que 5 à 7% de son utilisation, des efforts significatifs sont nécessaires pour atteindre l’objectif fixé par le Gouvernement d’utiliser 100% de plastique recyclé d’ici 2025. Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, souligne trois enjeux majeurs : la lutte contre le réchauffement climatique, le développement d’une économie circulaire, et la compétitivité de la filière française sur le plan européen.
La région des Hauts-de-France, avec ses 300 entreprises et 14 000 emplois dans la plasturgie, est particulièrement concernée par ces défis. Alexandre Saubot, président de France industrie, déclare : « C’est par l’innovation que l’on répondra aux enjeux de demain. Dans l’industrie, on est capables de faire des choses et de lutter contre le réchauffement climatique. »
Un bel exemple d’engagement en faveur de l’environnement est l’usine TT Plast à Lens, qui a déjà investi plusieurs millions d’euros pour réduire son empreinte carbone. Pour commencer, l’usine a remplacé toutes les ampoules par des LED à basse consommation, un simple mais efficace premier pas.
La gestion de l’eau est également cruciale. Chaque année, TT Plast utilise environ 15 millions de litres d’eau. Pour y remédier, l’entreprise a construit une station d’épuration interne, permettant de nettoyer et de réutiliser cette ressource dans le processus de recyclage. Martin Tarrach, directeur général, précise : « Grâce à cette installation, on est passé de 15 millions de litres d’eau utilisés par an à 2 millions de litres. »
Dans le but de diminuer encore son empreinte carbone, TT Plast a investi dans un transformateur général basse tension (TGBT) qui permet de suivre en temps réel la consommation énergétique des machines. « On suit en temps réel la consommation d’énergie. A la fin de l’année, on fait le bilan grâce aux données collectées et on décide des investissements nécessaires pour réduire davantage notre empreinte carbone », ajoute le directeur général.
Depuis 2010, TT Plast s’est également dotée d’une usine de régénération, ce qui lui permet de produire ses propres paillettes de plastique recyclé, utilisées pour confectionner des sacs plastiques à bretelles réutilisables. Ces initiatives témoignent d’un engagement fort vers une économie circulaire et une transition bas carbone dans l’industrie de la plasturgie.

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