Dans le Pas-de-Calais, Alexis Bur révolutionne l’élevage : réduire le maïs pour davantage d’herbe dans l’alimentation de ses vaches
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EN BREF
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Dans le Pas-de-Calais, Alexis Burette, tout juste installé sur la ferme familiale, innove en modifiant l’alimentation de ses vaches laitières. Il met l’accent sur la réduction du maïs au profit d’une plus grande proportion d’herbe, tout en améliorant la structure des sols et en expérimentant des techniques telles que le semis direct sous couvert. Cette démarche vise à diminuer l’utilisation d’engrais azotés et à augmenter la longévité des animaux. En intégrant ces pratiques, il participe à un tournant agroécologique prometteur pour la ferme familiale.
Située dans la région du Pas-de-Calais, la ferme familiale des Burette, sous la houlette du jeune Alexis Burette, incarne une véritable évolution dans les pratiques agricoles. En s’éloignant de la monoculture du maïs pour favoriser l’herbe, Alexis cherche à améliorer la santé des sols et à réduire l’impact environnemental de son exploitation. Ses efforts témoignent d’une volonté de contribuer à la transition agroécologique tout en multiplan les rendements laitiers.
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ToggleUn contexte familial et agricole fort
Alexis Burette a grandi sur cette ferme où ses parents, Jean-Marc et Elisabeth Burette, ont déjà initié des efforts pour moderniser et améliorer leurs pratiques agricoles. En tant que co-gérant, Alexis s’engage à poursuivre ces efforts tout en mettant en oeuvre ses propres idées. L’exploitation, qui abrite 65 vaches laitières et s’étend sur 85 hectares, produit près de 690.000 litres de lait chaque année.
Une transition nécessaire face aux défis contemporains
Le déclencheur de cette mutation a été la crise des matières premières liée à la guerre en Ukraine. Alexis a pris conscience des fragilités de la production de maïs, historiquement perçue comme « sécuritaire ». Les conditions climatiques extrêmes, telles que les *orages*, les *sécheresses* et la montée des températures à plus de 40°C, rendent cette monoculture de plus en plus risquée.
Introduction de prairies temporaires
Pour contrecarrer cette tendance à la monoculture, le jeune agriculteur a décidé de faire entrer des prairies temporaires dans la rotation des cultures. Ce choix, inspiré de méthodes ancestrales, permet de désherber naturellement, tout en augmentant la biodiversité des sols. En introduisant des prairies, Alexis parvient à réduire les vulpins et à améliorer la structure des sols.
Une vision à long terme
Alexis est déterminé à aller au-delà des simples ajustements, et il se laisse guider par des principes agroécologiques. En effet, il travaille en collaboration avec un agraire et agriculteur indépendant, Alfred Gässler, dans le but de stabiliser et sécuriser ses stocks fourragers. L’objectif est de diminuer la part de maïs et de colza dans l’alimentation du bétail.
Des expérimentations innovantes
Alexis mène des essais sur la composition de la ration de ses vaches, explorant différentes espèces et variétés afin de parvenir à une autonomie protéique. Son travail est supporté par sa sœur, Célestine, qui suit et compile chaque test réalisé sur l’exploitation. Les résultats de ces expérimentations lui permettent de peaufiner ses choix de cultures tout en observant leurs impacts sur la production laitière.
Résultats encourageants
Les bénéfices se font rapidement sentir: la qualité du maïs cultivé après une période de prairie s’améliore nettement. « Nous avons réussi à gagner 1000 litres de lait par vache en un an », explique Alexis, soulignant que cette approche contribue également à la santé des animaux et à la réduction des frais vétérinaires.
Réduction de l’impact environnemental
Une démarche centrale de l’exploitation de la famille Burette est la réduction de leur empreinte carbone. Jean-Marc, le père d’Alexis, a été un pionnier en matière de fermes laitières bas carbone et a réussi à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre sur sa ferme. Alexis aspire à pousser cette réduction encore plus loin grâce à des pratiques durables et intégrées à son approche d’élevage.
Investissement et innovation responsable
Un tournant a été marqué par l’achat d’un localisateur d’engrais, permettant de réduire l’utilisation d’azote de plus de 30%. Cela a également facilité l’arrêt du labour, une décision qui s’inscrit dans une volonté globale d’amélioration de la structure des sols, tout en favorisant l’utilisation des couvert végétaux.
Un soutien financier attractif pour l’innovation
Les choix d’Alexis et des Burette ne passent pas inaperçus. Grâce à leurs efforts, Alexis a pu bénéficier d’un prêt à taux préférentiel dans le cadre de l’offre « Transition+ » mise en place par le Crédit Agricole Nord de France, visant à soutenir les agriculteurs engagés dans la transition agroécologique.
Des résultats mesurables et valorisés
Cette offre permet de financer divers investissements, à condition que les résultats soient mesurables au travers de bilans carbone et d’autres indices. Avec un Indice de régénération (IR) de 78, Alexis a pu obtenir un prêt de 60 000 euros à un taux attractif, ajoutant ainsi des moyens financiers pour continuer son innovation.
La fresque du lien entre santé animale et santé du sol
La conviction d’Alexis est claire : « Des sols en meilleure santé mènent à des plantes en meilleure santé, ce qui se traduit directement par des animaux en meilleure santé ». Cette approche holistique qui lie la santé des sols et la santé animale se renforce chaque jour, alors que ses pratiques donnent des résultats tangibles en matière de rente laitière.
Culture de l’échange et partage des connaissances
En outre, Alexis collabore avec d’autres éleveurs passionnés par l’innovation. Les échanges se font principalement via des groupes WhatsApp, où les membres discutent des itinéraires techniques et de l’intégration de nouvelles espèces. Cette communauté d’agriculteurs engagés favorise l’innovation et le partage d’expériences sur les différentes techniques utilisées dans le domaine.
Conclusion : vers un avenir durable
Les actions entreprises par Alexis Burette au sein de la ferme familiale du Pas-de-Calais montrent que l’avenir de l’élevage peut s’inscrire dans une démarche éthique et durable. En cherchant à réduire la part de maïs tout en intégrant davantage d’herbe dans l’alimentation de ses vaches, Alexis met en avant une agriculture qui favorise la sustainability et la biodiversité. La ferme des Burette est sans conteste un modèle à suivre pour les nouvelles générations d’agriculteurs.

Révolution dans l’élevage : Un virage vert dans le Pas-de-Calais
Dans le Pas-de-Calais, Alexis Burette incarne un nouveau souffle dans l’élevage laitier familial, repensant complètement l’alimentation de ses vaches. Fils de Jean-Marc et Elisabeth Burette, il est fier de continuer l’héritage de ses parents tout en y ajoutant sa touche personnelle.
« À mon arrivée sur la ferme, j’ai constaté que notre système était principalement basé sur le maïs, constate Alexis. Je souhaitais introduire davantage d’herbe dans l’alimentation des vaches pour diversifier leur ration et améliorer leur bien-être. » Cette réflexion est née au moment où les prix des matières premières se sont envolés, l’amenant à revoir ses pratiques agricoles.
Au sein de cette exploitation de 65 vaches laitières, Alexis met en place des prairies temporaires dans la rotation des cultures. « L’enherbement nous a permis de désherber naturellement, comme le faisaient nos aînés, et cela a porté ses fruits. La terre a véritablement changé », s’enthousiasme-t-il, se félicitant des résultats obtenus avec la culture de son maïs après avoir intégré des prairies. « Notre maïs a été exceptionnel cette année », ajoute-t-il avec fierté.
Cette stratégie s’inscrit également dans un projet plus vaste de transition face au réchauffement climatique. Accompagné par un agronome, Alexis est déterminé à réduire la dépendance au maïs dans la ration de ses vaches. « Avec les aléas climatiques de ces dernières années, avoir une production stable devient un défi. Je veux assurer une autonomie protéique et sécuriser nos stocks de fourrage. »
Une autre de ses initiatives majeures se concentre sur les dynamiques de production laitière, où il parvient à augmenter le rendement en lait. « Nous avons réussi à gagner 1000 litres de lait par vache en un an ! Cela prouve que le changement de stratégie porte ses fruits », souligne-t-il, tout en maintenant l’objectif commun de réduire les coûts vétérinaires grâce à des pratiques durables.
Pour continuer sur cette lancée, Alexis a également bénéficié d’un prêt à taux préférentiel dans le cadre de l’offre « Transition+ ». Ce soutien financier, lié aux résultats agroécologiques, lui permet de réaliser des investissements qui renforcent sa démarche écoresponsable sur l’exploitation. « Chaque action compte et contribuer au changement est essentiel pour l’avenir de notre agriculture », conclut-il avec conviction.

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